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MEUSE - 55 (J O du 31/01/04)
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Président :

BOLOT André 32, rue de Strasbourg 55190 Void-Vacon Tél-Fax : 03/29/89/86/39 andre.bolot@sfr.fr |
Secrétaire:
POPOFF Nicole 4 Rue de Neuville 55800 Revigny sur Ornain 03/29/75/60/20 guy.popoff@orange.fr |
Trésorière :
GALIMARD, Cécile 10 impasse lebel 55100 Verdun 03/29/86/24/12 |
PROPOSITION DE LOI visant à la reconnaissance de l’État et à l’instauration de mesures de réparation en faveur des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre ou du devoir, (Renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Monsieur Laurent HÉNART, député. Lire
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Jean Hanriquel
A la mémoire de sa maman
71 ans après la tragédie, jour pour jour. Alberte Hanriquel, née Giraudot, enfant du village de Baudignécourt (55) et victime civile de la 2éme guerre mondiale avait été oubliée sur la plaque commémorative de la commune. Cet oubli a été réparé le 15 juin 2011, 71 ans jour pour jour après sa mort, à l’issue d’une cérémonie empreinte d’émotion et de recueillement.
Son fils, Jean Hanriquel, longtemps maire de Méligny le Petit (55) tenait depuis de longues années à réhabiliter la mémoire de sa maman, victime de la barbarie nazie. Dans un discours émouvant, parfois au bord des larmes, il a rappelé quelle fut la vie tragique de sa mère. Il a également remercié toutes les personnes présentes dont le bureau de la délégation ANPNOGD de la Meuse et plus particulièrement Mme le Maire de Baudignécourt pour son aide à l’aboutissement de cette cérémonie
Alberte Giraudot épouse en janvier 1914, à l’âge de 22 ans, Henri Grégoire, clerc de notaire. Le 20 août, son mari est tué dans les combats de morhange en Moselle (on ne retrouvera jamais son corps) Après 6 mois de mariage, elle est déjà veuve de guerre.
Le 27 décembre 1920, elle épouse Charles Hanriquel, chimiste aux aciéries de Neuves Maisons (54), lui-même ancien combattant des armées d’Orient. Où il a été blessé et atteint d’une forme grave de paludisme. Alberte donne naissance à une petite fille Fernande, qui meurt de méningite à 7 ans, puis une autre fille. Peu après la naissance de Jean, Charles Hanriquel meurt de ses blessures de guerre. Alberte se voit donc obligée de travailler aux aciéries pour élever ses deux enfants.
En juin 1940, devant l’avancée des troupes allemandes, l’usine fait évacuer ses employés vers commentry (Allier)
Jean étant placé chez sa grande tante à Méligny le Petit (pour aider à la ferme), Alberte et sa fille évacuent.
Le 15 juin, à Arc les Gray (haute saone) les cars sont pris par l’avancée des chars allemands qui mitraillent délibérement bus dans lequel se trouve Alberte et sa fille madeleine. Alberte est tuée sur le coup, Madeleine s’en tire miraculeusement. Elle entrera en religion, mais ne se remettra jamais de cet événement tragique et mourra à l’âge de 22 ans, en 1947.
Alberte a souffert toute sa vie des événements tumultueux du XXéme siècle, la guerre lui a enlevé ses deux époux, la maladie une de ses filles Sa commune natale a désormais gravé son nom dans le marbre, avec les autres victimes de sa commune |


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Nous avons accompagnés notre trésorière générale Anny MONTFORT, aux obsèques de son père de substitution, Monsieur Othon FISSABRE. Comme beaucoup d’entre nous elle a perdu toute jeune son père à la guerre de 39/45 et sa maman s’est remariée quelque temps après.
Le Président National, André LEFEBVRE, Monsieur et Madame Bauchez de la délégation de Meurthe et Moselle, Monsieur et Madame Marc Party de la délégation de la Meuse, Monsieur et Madame Lorenzon Marie-Louise de la délégation de la Moselle étaient présents et ont de ce fait été également les représentants de l’Union Régionale de Lorraine, à cette cérémonie d’adieu.
Monsieur FISSABRE Othon était militaire de carrière, il avait été fait Chevalier de la Légion d’Honneur, il était ancien combattant, et honneur lui a été rendu en recouvrant son cercueil du drapeau tricolore, et ses multiples décorations ont été accrochées sur un coussin posé sur la bière. Six porte-drapeaux ont assisté à la cérémonie laquelle fut d’une très grande sobriété, ponctuée par la lecture d’un texte liturgique, lecture faite par la petite-fille d’Anny, Alexandra, ainsi qu’une profonde réflexion sur la vie et la mort, argumentée par le prêtre qui procédait à l’office.
L’Association Nationale des Pupilles de la Nation Orphelins de Guerre ou du Devoir présente à Anny MONTFORT et à sa famille ses plus sincères condoléances.
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ANPNOGD – Union Régionale Lorraine (URL) A LA RENCONTRE DES ELUS
Une délégation de l'Union Régionale de Lorraine a été reçue le mercredi 17 février par Monsieur Jean-Pierre MASSERET Sénateur de Moselle et Président du Conseil Régional de Lorraine. Elle était composée de Monsieur André LEFEBVRE Président National de l'ANPNOGD, Président de l'URL et Président de la délégation de Meurthe et Moselle, Monsieur André COSTE président de la délégation des Vosges, 3e Vice-Président de l'URL, Madame Marie-Louise LORENZON, présidente de la délégation de Moselle, 2e Vice-présidente de l'URL, Monsieur François CAILLAT Trésorier Adjoint de l'URL et Monsieur André PIETROWSKI Vice-Président de la Moselle et secrétaire de l'URL. L'entretien a duré 1 h 30. Le Président André Lefebvre, après avoir remercié Monsieur Jean-Pierre Masseret, lui a tout d’abord rappelé que, en sa qualité de Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, il a cosigné le fameux décret Jospin du 13 juillet 2000 accordant une reconnaissance de la souffrance aux orphelins de déportés juifs en ignorant complètement les autres orphelins. Il a tenu a bien préciser que l’ANPNOGD ne contestait pas ce décret mais considérait qu’il avait été insuffisant et créé une discrimination par rapport aux autres orphelins, discrimination incomplètement réparée par le décret Raffarin du 27 juillet 2004 puisque l’ANPNOGD défend les orphelins et les pupilles de tous les conflits. Monsieur Jean-Pierre Masseret a reconnu qu’avec le décret du 13 juillet 2000, il y avait eu une rupture d’égalité et il s’est engagé "à porter" notre dossier. Auparavent, Monsieur Jean-Pierre Masseret a tenu à souligner la difficulté de faire aboutir une telle revendication au profit de tous dans la mesure où, selon lui "les caisses sont vides". Il craint qu’au moment des arbitrages budgétaires, notre dossier ne sera pas prioritaire. La délégation lui a répondu que ce dossier étant en "transversal" tous les partis politiques quels qu’ils soient, devraient tenir à honneur de le défendre tous. Monsieur Jean-Pierre Masseret a alors pour la seconde fois, déclaré que malgré les difficultés, il "porterait" le dossier.
Commentaire de la délégation après l’entretien Entrevue utile, d’autant plus que Monsieur Jean-Pierre Masseret appartient à la formation politique à l’origine de la discrimination qui nous frappe et qu’il a reconnu lui-même en être conscient. Est-ce que l’ensemble de sa formation politique s’investira vraiment auprès du Gouvernement ? |
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