Une délégation de l'ANPNOGD à l'Assemblée Nationale.
Lettre ouverte aux candidats à la présidentielle avec Forum de discussion.
ASSOCIATION NATIONALE DES PUPILLES DE LA NATION ORPHELINS DE GUERRE OU DU DEVOIR Lettre ouverte aux candidats à la Présidentielle 2012
Eulmont le 7 février 2012
Madame, monsieur
Vous êtes candidat(e) à la magistrature suprême de notre République pour la période 2012 - 2017.
L’ANPNOGD, Association Nationale des Pupilles de la Nation, des Orphelins de Guerre et du Devoir souhaiterait connaître votre position sur l’Egalité Républicaine pour les cinq ans à venir.
Nos sommes plus de 7 000 dans notre association répartis dans près de 70 délégations départementales et environ 15 000 en France relevant de cette catégorie de citoyens dont un ou les deux parents sont « Morts pour la France ».
Nous avons entre 60 et 95 ans, donc nos participations à de futures échéances démocratiques nous sont comptées.
Depuis plus de 10 ans, nous revendiquons une égalité de traitement entre tous les français relevant de notre cas.
Vous connaissez probablement notre dossier, puisqu’il a fait l’objet de plusieurs centaines d’interpellations de députés ou sénateurs au gouvernement durant la dernière législature et que 12 propositions de lois, tant sous la magistrature de monsieur Jacques Chirac que celle de monsieur Nicolas Sarkozy ont été déposées à l’Assemblée Nationale.
Visualisez notre e-carte de voeux Cliquez sur l'image
Les voeux et le message du Président André Lefebvre
A la rencontre de François Hollande (Pour les lire cliquez sur l'image).
La lettre de l'ANPNOGD
La lettre de soutien de Monsieur Hollande
Lettre ouverte aux élus locaux du Calvados
PROPOSITION DE LOI visant à la reconnaissance de l’État et à l’instauration de mesures de réparation en faveur des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre ou du devoir, (Renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Monsieur Laurent HÉNART, député. Lire
Tous unis dans l'action, faîtes circuler via Internet notre indignation. A vos carnets d'adresses pour défendre l'Egalité Républicaine.
Editorial du journal N° 21 à paraître prochainement
EDITORIAL
Le Décret, dès maintenant…
Dès maintenant, pour deux raisons principales.
La 1ère qui touche à une morale politique fondamentale réside dans le fait qu’au risque de perdre toute crédibilité, une promesse basée sur des valeurs faite dès sa prise de fonction par le Chef de l’Etat élu au suffrage universel, ne peut pas être reportée d’un mandat présidentiel sur un autre.
Il y va de l’autorité de la parole de la France elle-même.
C’était en effet le 23 mai 2007, que Monsieur Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la République reconnaissait la discrimination existante entre les Orphelins et les Pupilles par les deux décrets du 13 juillet 2000 et du 27 juillet 2004, en écrivant :
« …J’ai demandé au Gouvernement de lancer dès que possible les travaux permettant d’aboutir à la rédaction d’un décret unique, qui remplacera et complétera ceux de 2000 et de 2004, en instituant une mesure de réparation pour tous les orphelins de guerre n’ayant pas bénéficié des précédentes mesures… »
Le « dès que possible d’hier» se termine avec la future élection présidentielle de demain.
Passant de l’Elysée à Matignon, nous avons au cours de l’année 2011 vécu des instants d’espérance et des moments de déception…
L’espérance, lorsque nous recevant le 21 septembre 2011, M. Marc Laffineur, Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, reconnaissait la légitimité de notre dossier en abandonnantla notion de barbarie comme critère de référence et confirmait que le décret nous concernant était en phase de finalisation.
L’immense déception quand, quelques semaines après, le Gouvernement, tout en maintenant la légitimité de notre revendication, nous faisait savoir que du fait de la situation économique, le décret ne paraîtrait que lorsque les finances publiques seraient assainies.
Disons le tout net : nous sommes trop âgés pour attendre encore…Ne pas nous donner satisfaction dans l’immédiat équivaudrait dans les faits à un dramatique refus, alors même que tous les jours nous constatons que des catégories sociales moins respectables que nous obtiennent satisfaction.
Nous refusons donc (et c’est la 2ème raison) les difficultés financières invoquées et avons mis en alerte nos 7500 adhérents répartis dans 69 délégations, afin que, au moment opportun, nous nous manifestions dans le débat électoral. Nous le ferions avec regret, car il n’est pas dans notre culture d’agir dans ce domaine.
C’est pourquoi nous lançons un appel solennel aux pouvoirs publics pour que le bon sens aidant une ultime réunion de concertation puisse avoir lieu, afin de trouver une solution satisfaisante pour tous.
L’Etat respecterait ainsi sa parole et une des discriminations, la plus grande peut-être de notre histoire contemporaine, pourrait être effacée.
Le Président National
André Lefebvre
"Commentaire du Président National André Lefebvre : Le journal n° 21 est en cours de finalisation et afin de vous donner dès maintenant le ton qui sera le sien, je vous adresse l'éditorial que j'ai rédigé. Soyez persuadé que je suis bien conscient que les semaines qui arrivent vont être décisives et que nous faisons tout pour obtenir satisfaction. Il est probable qu'au moment le meilleur, les Présidents de délégation recevront des consignes sur l'attitude à adopter. Plus que jamais, il faut rester mobiliser, agir chacun au niveau qui lui semble le meilleur et ne pas perdre confiance."
Voir l'article de l'Est Républicain, cliquez sur l'image
Visite à Jarville-la-Malgrange (banlieue de Nancy) de M. Marc Laffineur, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants.
Pour agrandir la photo, cliquez sur l'image.
Manifestement, M. Marc Laffineur entreprend un tour de France afin de faire valoir l'augmentation de 4 points pour la retraite des Anciens Combattants à compter du 1er juillet 2012. Invité à la réunion, le Président National de l'ANPNOGD, André Lefebvre a eu un aparté avec M. Laffineur, puis est intervenu en séance publique pour rappeler que tous les orphelins et pupilles attendaient avec impatience la parution du décret de reconnaissance que nous demandons depuis 10 ans. Devant la réponse évasive de M. Laffineur, le Président André Lefebvre demande à chacun d'intervenir à nouveau fermement auprès des Députés et des Sénateurs.
Ouest-France / Bretagne / Rennes / Archives du jeudi 03-11-2011 Le Jardin des Pupilles de la Nation inauguré samedi - Rennes jeudi 03 novembre 2011
Samedi 5 novembre, à 16 h, le square des Pupilles de la Nation sera inauguré près de la place du Souvenir, dans le quartier Sainte-Thérèse, à l'angle des rues Honoré d'Estienne-d'Orves et Adolphe-Leray. Une étape importante pour ces hommes et ces femmes, les pupilles de la Nation, blessés par la disparition d'un père ou d'une mère, parfois des deux du fait des guerres.
« Nous, Pupilles de la Nation et orphelins de guerre, avons été, sommes et serons toujours le trait d'union, le lien, entre les anciens combattants qui, eux, sont rentrés à la maison et nos parents qui, eux, mort pour la France. Ce lien est sacré et indestructible », affirme Henri Goasdoué, le président de l'association départementale des Pupilles de la Nation, orphelins de guerre ou du devoir.
"La délégation ANPNOGD lors du congrès de la FNAM à TOULOUSE les 14 et 15 Septembre2011. Journée du 14: matinée consacrée aux différents rapports. a/m --> intervention du Général SOUBIROU sur les OPEX puis du préfet Rémy ENFRUN sur l'ONAC. à 18 H dépôt de gerbes au monument aux morts de Toulouse
Matinée du 15 : Reprise des travaux et lectures des motions (l'ANPNOGD est enfin citée dans la mesure n° 8-->voir info du Président LEFEBVRE sur notre site) à 11 h arrivée du Ministre de la Défense et de A.C --> Monsieur LONGUET et allocution. fin de congrès après le repas de midi "
Une vie d'homme !... Tout chez lui dénote l'épopée! Né la veille de Noël, près d'Assise en Ombrie, il fut baptisé Nazzareno (Jésus le Nazaréen), puis rebaptisé Nenetto et enfin le Néno quand il débarqua au coeur du pays minier, entre Esch-sur-Alzette et Audun-le-Tiche. Avec sa belle gueule de rital, ses fringues, son allure, sa force de travail. .. le Néno Abbati se fait vite une place entre les Terres Rouges et les baloches du samedi soir, entre la cantina et la fête entre potes, dans les bras des belles autochtones. Lui le rebelle, le dompteur de chevaux sauvages, le bagarreur ... Lui le Néno fier et hiératique Italien, ombrageux et généreux, sera pris dans les griffes des occupants nazis, torturé à la Villa Poly, déporté, vivra mille vies ... avant de retrouver sa mine, ses copains, sa femme, et bientôt ses enfants dont Charly, ce fils qui lui ressemble tant et qui a consacré une partie de sa retraite à revivre-cette aventure passionnante, d'un homme exceptionnel. Son père. Excellent en son art (chauffagiste), Charly à 70 ans vit ce rêve étrange du premier livre publié ... et réussit là un coup de maître. Cette saga italienne au Pays du fer est une pépite, rare et brillante, belle et lumineuse ... écrite avec des mots de sang et de sueur. Dans la veine d'une grande littérature populaire que défend avec conviction Paroles de Lorrains, une maison d'éditions fière de son indépendance. Guy-Joseph Feller, écrivain-éditeur. Contacts: Paroles de Lorrains, 64 avenue du S-mai 4554400 Longwy. Tél: 03 82237527. Courriel : parolesdelorrains @aliceadsl.fr ; http://parolesdelorrains.jimdo.com ISBN: 978-2-918073-16-1 EAN:9782918073161 Prix public: 22 € Illustrations originales de l'auteur. Bio avec photo: Né à Russange au 97, Cités Terres Rouges, le 27 mai 1941, Charles Abbati, fils du Néno et de Marie Evrard, originaire du Grand-Duché de Luxembourg, ne passe pas inaperçu. Le feutre relevé sur un large front, des yeux rieurs, l'homme est un séducteur. .. comme son père, le Néno. Baptisé le Chiorone, marié à Mauricette, père de trois enfants, Charly a réussi sa vie. Maître en son art, celui du chauffage, l'homme est entreprenant et direct. Sans fioritures. Il a une beauté intérieure qui le rend attachant et communicatif Il porte haut et fort comme un drapeau le sens de l'amitié et de la fraternité. Le Néno aurait été fier de lui. Comme le fils est admiratif du père. Salamandre.
Le Sage conseille : "Ne jamais se fâcher avec nos amis bretons" . Si vous avez leurs banderolles , contactez Rémy Morvan.
Septembre 2011
ENCOURAGEANTE ENTREVUE AVEC M. MARC LAFFINEUR SECRETAIRE D’ETAT AUX ANCIENS COMBATTANTS
Mercredi 21 Septembre après-midi, une délégation de travail conduite par le président national André Lefebvre accompagné de M. Rémy Morvan, président du Finistère et premier vice-président national, ainsi que de Christian Meinvielle, président de la délégation du Maine et Loire a été reçue à Paris par M. Marc Laffineur, secrétaire d’Etat aux anciens combattants et le colonel Thierry-Marc Pineaud, plus particulièrement chargé de notre dossier de reconnaissance.
Outre la cordialité de l’entretien, la délégation a surtout noté la volonté de M. Marc Laffineur d’aboutir – ce qui est nouveau et d’une grande importance – à une reconnaissance globale, selon des modalités à définir, des orphelins de toutes les générations du feu. Les réunions se poursuivent au niveau interministériel aux fins de savoir quel critère exact de reconnaissance il y a lieu de retenir (celui de la barbarie étant définitivement exclu). Quant au délai, il ne devrait pas excéder l’exercice actuel et il a été retenu que l’ANPNOGD serait informée de l’évolution générale de la question.
Les conclusions ci-dessus doivent encourager nos camarades à aider plus que jamais l’ANPNOGD et à continuer une action désormais pleine de persuasion auprès de toutes les personnalités du monde politique de leur secteur (députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux et généraux……).
André Lefebvre Président national
Bonjour à tous,
J’ai le plaisir de vous informer que le jeudi 15 Septembre la Fédération André Maginot a, lors de son congrès à Toulouse adopté la mesure n°8 ci-dessous, en reprenant mot à mot le texte proposé par l’ANPNOGD :
« La Fédération André Maginot, réunie lors de son Congrès national à Toulouse demande que tous les Orphelins de guerre et les Pupilles de la Nation soient traités de façon identique par une extension pure et simple à leur endroit des dispositions du décret n° 2004-751du 27 Juillet 2004, l’accord de principe du Président de la République, figurant dans un courrier du 23 Mai 2007, se trouvant ainsi concrètement réalisé. »
Cette mesure a ensuite été communiquée à M. Gérard Longuet, Ministre des Anciens Combattants arrivé en fin de matinée. L’appui de la FNAM me servira sans aucun doute beaucoup lors de l’entretien prévu le mercredi 21 Septembre après-midi avec M. Marc Laffineur notre nouveau Secrétaire d’Etat.
André Lefebvre
Président National
JUIN 2011
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Le congrès d'Arras en images, avec les commentaires. Un grand merci à monsieur Serge Clay .
Diffusez notre pétition TRÈS LARGEMENT autour de vous !
Chers amis Pupilles de la Nation Orphelins de Guerre ou du Devoir Chers amis internautes visiteurs de notre site
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
et de tous vos amis et connaissances pour faire savoir a nos gouvernants que les Français refusent la discrimination et l'injustice dont sont victimes les enfants de ceux qui ont donné leur vie pour notre Pays et sont MORTS POUR LA FRANCE.
Pour cela : 1) Imprimez la pétition sur papier fort (100/120g), pliez en deux et collez ensemble les 2 faces blanches entre elles, signez et postez (sans timbrer). 2) Copiez la pétition et les motifs et informations d'utilisation, l'adresser en pièce jointe à tous vos contacts. 3) Copiez la pétition et adressez-la en PJ éventuellement avec un mot de soutien aux Pupilles Orphelins "Les Oublies de l'Histoire" entre autre à : • Président de la République Site de l'Élysée. • Vos Députés et vos Sénateurs sur les sites de la chambre des Députés et du Sénat. • Vos Journaux locaux (voir adresse email dans le journal) • Les grands journaux (Le Monde, l'Express, Le Figaro, Libération, etc. • Les associations d'Anciens Combattants et les associations patriotiques (FNAM, UNC, ACPG, UFAC, Souvenir Français etc.). • Les Ordres Nationaux (Légion d'honneur, Médaille Militaire, Mérite National...).
Réunion au secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre, le 9 novembre 2010
Une délégation de l’ ANPNOGD a été reçue le mardi 9 novembre 2010 à 10 h 30 par M. Xavier Delarue, directeur de Cabinet de M. Falco, Secrétaire d’Etat. M. Xavier Delarue était assisté de l’attaché parlementaire de Monsieur Falco et la délégation de l’ANPNOGD était composée du Président national André LEFEBVRE, accompagné de Messieurs Rémy Morvan et Jacques Monnier, Vice-présidents. Le but de cette réunion, sollicitée depuis longtemps par l’ANPNOGD était de connaître les intentions du gouvernement en ce qui concerne le contenu du décret de reconnaissance qui nous concerne, ainsi que la date de parution de ce Décret. Avant de répondre le mieux possible à ces deux points - et autant qu’on puisse le faire réellement car tout n’a peut être pas été révélé - il est juste de reconnaître que l’accueil réservé a été très bon. L’entretien a duré environ deux heures et les représentants de l’ANPNOGD ont pu intervenir d’abord longuement et ensuite poser toutes les questions qu’ils souhaitaient. Tour à tour le Président André Lefebvre, Rémy Morvan et Jacques Monnier sont intervenus vigoureusement pour dire que l’ANPNOGD n’accepte pas un futur décret basé uniquement sur la notion de barbarie, qui semble être retenue, et ceci preuves à l’appui. Faisant remarquer que ce critère de barbarie représenterait de toute façon un coût, l’ANPNOGD a demandé que ce coût soit consacré à la reconnaissance d’une première tranche d’Orphelins dont le père a été reconnu "Mort pour la France", la ligne budgétaire ainsi ouverte sur ce chapitre étant régulièrement abondée par le budget, selon un échéancier à déterminer. Après avoir fait observer que le critère de barbarie consistait à ne retenir que les préconisations du rapport Audoin et à ne pas tenir compte des travaux de la commission qui a travaillé tout au long de l’année 2009, travaux auxquels l’ANPNOGD a participé, André Lefebvre a donc tiré la conclusion que les travaux de cette commission (qui prévoyaient trois propositions) n’avaient servi à rien et que le gouvernement s’en tenait à sa position de départ, au mépris de tout dialogue. M. Xavier Delarue s’est alors référé à la lettre du Premier Ministre qui "encadre" de façon très rigoureuse les limites des propositions de Monsieur Falco, à savoir le critère de la barbarie entendu dans un sens plus élargi que précédemment. En bref, le futur décret tel qu’il est actuellement prévu "élargirait" le champ de reconnaissance, sans plus. Devant la protestation véhémente d’André Lefebvre, Rémy Morvan et Jacques Monnier qui ont rappelé l’attachement des Parlementaires à notre dossier, Monsieur Xavier Delarue (qui n’a pas contesté que de nombreux parlementaires nous soutenaient) a précisé que le rapport Audoin lui-même n’excluait pas une prise en considération de tous les orphelins, de tous les conflits, mais à la suite d’un débat national (voir page 37 du rapport Audoin). Nous sommes donc en pleine perplexité... Le Gouvernement veut-il gagner du temps et enterrer le dossier ? Devons-nous accepter un décret minimum ou exiger un débat au sein de l’Assemblée Nationale et du Sénat ? Et quand ce débat aura-t- il lieu ?.
Afin d’arrêter notre position un bureau sera réuni prochainement ainsi qu’un Conseil d’Administration à la suite, afin d’arrêter un certain nombre d’actions qui vous seront communiquées aussitôt.
Décès du Lieutenant-Colonel de Gendarmerie (E.R.) Gilbert Deschamps, Vice-Président d’honneur et co-fondateur de l’ANPNOGD avec M. Marcel Boizard-Dujardin, notre premier Président National
On le savait souffrant depuis quelques semaines, on avait appris que son état de santé s’était détérioré, surtout depuis la disparition de son épouse il y a environ deux ans... Mais probablement parce qu’il représentait toujours pour nous l’époque héroïque de l’ANPNOGD, l’annonce de son décès a été pour nous un choc brutal, car indépendamment de l’affection et de l’estime que nous avions envers lui, l’esprit très vif qu’il avait conservé pouvait encore bien nous être utile.
Vous avez réussi, m’avait il écrit de sa main dès que le Président de la République m’avait fait connaître son accord de principe sur nos revendications.
Nous avons réussi, lui avais-je répondu, tout en lui précisant qu’il fallait désormais que le Gouvernement passe du principe aux actes, ce dont il avait convenu.
Il n’empêche, même si nous n’en sommes qu’à une première étape, c’est grâce à lui, en collaboration avec M. Boizard-Dujardin et avec l’aide d’une toute petite équipe de femmes et d’hommes de Corrèze et du Limousin que l’ANPNOGD a été créée et a pu rassembler jusqu’à représenter aujourd’hui une grande famille, celle des Oubliés de l’Histoire constituant plus de 8000 adhérents dans 68 délégations.
L’ANPNOGD n’a pas oublié... Animé par un sentiment à la fois de profonde tristesse et d’honneur j’ai, le 4 Mars 2009 assisté à ses obsèques qui ont eu lieu à Noailles (Corrèze) accompagné par 12 camarades : Mmes R. Debeaulieu, M. Monéger, J. Nauche, Mr M. Nicolas, membres fondateurs ;
Pour la Haute Vienne : M. G. Pioffret, Président, M. D. Guyot, Secrétaire, M. L.Deloutre : Porte drapeau
Pour le Finistère : M. R. Morvan, Trésorier, M. J. Ollivier, Vice-Président, M. Madic : Porte drapeau
Pour la Corrèze : M. R. Bueno Président, Mr M. Monéger et son épouse (citée précédemment).
Lors des condoléances, nous avons pu exprimer à sa famille (son fils, ses deux filles, ses petits enfants) combien cette disparition nous touchait et combien il aura marqué l’ANPNOGD comme j’essaie de le faire ressentir dans le Portrait que je fais de lui dans le présent numéro.
Le Président National, André Lefebvre
PORTRAIT : On l’appelait Mon Colonel…
De taille moyenne, les cheveux constamment en bataille, des lunettes qu’il agitait sans cesse, l’œil pétillant qui pouvait être interrogateur, approbateur ou désapprobateur, se passant les doigts dans les cheveux quand il réfléchissait... telle est l’image que je conserve de Gilbert Deschamps, l’esprit et le corps constamment en mouvement, même quand il était assis.
Image derrière laquelle on devinait une intelligence très vive ainsi que, sans aucune méchanceté, une très grande ténacité sous tendue par la volonté d’aboutir pour les choses qui le tenaient à cœur, notamment la reconnaissance des Pupilles de la Nation, Orphelins de Guerre ou du Devoir.
Convaincre... Convaincre... Convaincre...
Je le verrai toujours essayant de persuader M. Philippe Dechartre de la justesse de notre cause lorsque ce dernier et sa Commission ont reçu une délégation de l’ANPNOGD au Ministère.
Possédant des qualités administratives et juridiques le Lieutenant-Colonel Deschamps était rigoureux dans la démarche intellectuelle. Il n’affirmait rien sans l’avoir vérifié ; et je le vois encore feuilleter le Code des Pensions Militaires pour nous remettre, s’il en était besoin, sur le chemin de la rigueur et de la justice.
Cet humaniste qui aurait pu dialoguer avec Voltaire, Rousseau et Zola, tant il aimait l’homme et la nature était aussi un poète et possédait des talents de dessinateur.
Outre ses conseils, dont nous avons eu tant besoin, il nous aura légué un merveilleux poème ainsi qu’un « logo » qui, en quelque sorte, est la traduction graphique de ce poème car, en le regardant bien, on y trouve, intimement mêlés la souffrance et l’espérance... C’est à dire tout ce qui fut plus particulièrement notre vie d’oublié de l’histoire.
Je tiens ce poème qu’il nous a dédié et qui, grâce à notre camarade Jean-François Quéau est inscrit pour l’histoire au fort de Kerbronn en Bretagne, comme une œuvre de génie et je n’hésite pas, par sa rime et la musique de ses mots, à le comparer à du Verlaine.
Je reproduis ci-dessous avec émotion les deux premiers vers des deux strophes de ce poème qui figurent intégralement sur notre site : http://anpnogd.fr
« Il pleut sur la France des larmes de sang Il pleut sur la France des larmes d’enfants »
En l’appelant mon Colonel, lui qui avait gravi tous les échelons après avoir été enfant de troupe, bien souvent, sachant que cela me ferait également plaisir, il me disait aussi : Mon colonel.